Faire semblant d'être heureux est une bien triste occupation,
Pourtant c'est bien à cela que vaquent les trois quarts de la population.
Mes jambes sont lasses de ce voyage sans fin,
Alors nous nous retournons pour voir ce chemin,
Tout ce parcours enduré ensemble.
Nous voyons les mêmes silhouettes,
Nous entendons les mêmes mots encore et encore.
La vie n'est-elle pas trop triste quand on ne fait que vivre ?
Alors pour le moment nous ne faisons que suivre,
Et nous nous maintenons dans ce faux confort.
Nous avons attendu tout ce temps,
Pour qu'un court instant,
L'histoire s'arrête un moment,
Afin que ce long passé
Puisse cette fois être bien exploré.
Mais nous n'arrivons pas à en tirer de leçons,
Et de lourdes conséquences perdurent encore.
Nous sommes bien trop égoïstes,
Et c'est bien ça qui est triste.
Nous avons beaucoup de tort,
Mais malgré tout nos efforts
Nous ne pouvons rien faire.
Nous cherchons une petite lueur,
Mais chacune de nos plus petites erreurs
S'accumule, nous met dans la galère,
Et nous remplit de peur.
Ceci est notre seule muse,
Mais à force elle nous use.
Nous oublions trop de détails,
C'est de là que viennent les failles.
Nous ne connaissons pas les sentiments.
C'est surtout ça le plus inquiétant.
Nous ne sommes peut-être pas suffisamment forts ;
Pour ne vivre que dans la vérité.
Nous ressentons trop de lassitude,
Car nous nous enfermons dans nos certitudes,
Qui sont pourtant bien loin de la réalité.
Nos jours sont pleins d'incertitude et d'appréhension.
Nous ne cherchons aucune compassion,
Encore moins un soutient moral,
Car tout ça nous est égal.
Alors nous nous enfermons un peu plus,
Pour survivre un jour de plus,
Ce qui perturbe encore notre mental.
L'état dans lequel nous sommes,
Ressemble à un mix musical.
Il n'y aucune mesure normale,
Reflétant un destin bancal.
Pris de folie passagère,
Comme un son qui s'accélère.
Qu'est-ce que nous cherchons ?
Où est ce que nous allons ?
Tout plein de questions,
Celles que nous fuyons.
Souriant à l'extérieur pleurant à l'intérieur.
Nous ne voulons pas montrer notre tarasque.
Pourtant voila la vérité derrière le masque,
Nous le voyons qui se cache.
Fuyant inconsciemment le bonheur,
Ne recherchant que notre malheur.
C'est nous qui sommes lâches.
Nous ne sommes pas attentifs à ce qui nous est proche
Ces petits miracles auxquels on s'accroche,
Mais qui sont invisibles à nos yeux,
Sans qui notre avenir serait fastidieux.
Maintenant nous constatons avec frayeur,
Que ces miracles ont quitté notre intérieur.
Il ne faut pas regretter hier,
Et se convaincre que les plus beaux souvenirs,
Ceux qui nous font tenir,
Ne sont pas uniquement derrière.
A l'aube de ce nouveau lendemain,
Notre futur est incertain.
Aujourd'hui je m'interroge :
« Qui diable es-tu ? »
Toi qui en moi se loge,
Et qui de l'intérieur me tue.
Maintenant je vais me remettre à écrire,
Pour que tu commences à sourire.
Alors je m'armerais de patience,
Et j'irais effacer ton existence,
Pour me persuader que la vie,
Tout comme ce texte,
N'est jamais totalement finie,
Quelque soit le contexte.
Je veux trouver ma renaissance,
Pour enfin vivre avec magnificence.
Ainsi le jour où tu reviendras,
Je pourrais enfin te dire :
« Je ne me rappelle pas de toi. »
Et ainsi définitivement te faire partir.